L’or, l’euro et le pétrole sont tous les trois à des points pivots. Le passage de ces résistances présagerait de très fortes hausses dans les prochains mois. J’ai déjà abordé ces différents points dans d’autres analyses, mais c’est toujours intéressant de mettre ces thèmes en parallèles.

I. L’euro / dollar.
Une analyse précédente
donnait comme objectif 1.5,
aujourd’hui les objectifs suivants peuvent être envisagés
si les résistances sont passées. Si l’euro passe
ces trois résistances dans la zone comprise entre 1.30-1.38, les
objectifs de 1.78 à 1.94 sont envisageables.

II. L’or.
Comme je l’ai déjà expliqué dans une précédente
analyse, le passage de la résistance dans la zone 420-430$ donne
ensuite un objectif de 600$ à l'once d'or, même s’il y
a une résistance intermédiaire dans la zone des 500$.

III. Le pétrole.
La situation du barile pétrole
est différente puisqu’il a déjà cassé son
importante résistance à 40$.
Après avoir donné un objectif à 48$
(en 2003) et 60$ (en 2004),
je crois que l’objectif de 71$ est tout à fait envisageable
dans un premier temps.
Les trois éléments suivent une même dynamique liée à court
terme au destin du dollar US. Mais attention, ce n’est pas le seul élément
de l’équation. L’euro monte à cause de la mauvaise
santé du dollar et non pas pour ses qualités intrinsèques.
L’euro monte faute de concurrent pour remplacer le dollar déclinant.
En ce qui concerne l’or et le pétrole, c’est différent
puisque la baisse du dollar n’est qu’une raison de plus pour
que les prix montent. L’or et le pétrole sont dans une situation
structurelle très haussière et ce ne sont pas les crises ponctuelles
qui sont les moteurs de leurs hausses. A chaque nouveau record du prix du
pétrole ou de l’or, on explique cela par des raisons conjoncturelles
(guerre, spéculation, banque centrale…) alors que les causes
sont structurelles (pic de production, baisse exploration, hausse générale
de la consommation).
L’euro entame une hausse temporaire, mais l’or et le pétrole
ne sont qu’au tout début d’un très long voyage
haussier.
Dr Thomas Chaize
