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Agriculture et blé

La corrélation entre le prix du pétrole et les autres sources d’énergie comme le gaz, le charbon, l’uranium ou le bois, est évidente. Mais la corrélation entre le pétrole et la production agricole comme le riz, le blé, le soja, la canne à sucre, le maïs ou le coton est souvent ignorée. Pourtant les matières agricoles ont des fluctuations semblables à celles du pétrole.
En 1998, le prix du pétrole a atteint son point bas (10$ le baril…), après un cycle de baisse de 17 ans. Depuis, le prix du pétrole  a changé de tendance, il est dans une tendance haussière long terme très forte.
Vous remarquerez, sur le graphique, que le point bas du prix du blé US a eu lieu en 1999-2000, du maïs US en 2000, celui du  riz thaïlandais a eu lieu en 2001, du soja en 2001, du coton en 2002 et du sucre en 2002. Toutes ces matières agricoles ont eu un point bas après celui du pétrole qui a touché le fond en 1998…

En 2008, quand le pétrole est à son plus haut (145$ le baril), les matières agricoles suivent exactement la même trajectoire. Pendant la crise, la corrélation baissière est identique, toutes les matières agricoles baissent en même temps que le prix du baril.
La hausse des produits agricoles va au minimum suivre celle du pétrole qui est dans une tendance haussière long terme avec le pic de production. C’est un minimum, car le pétrole est le premier facteur haussier pour l’agriculture mondiale, mais pas le seul. La hausse de la population (hausse de la demande), l’utilisation des agrocarburants (liés au pétrole), la baisse du dollar (affaiblissement de l’unité de mesure), les ressources en eau (épuisement des réserves géologiques, pollutions, mauvaises gestions), les problèmes climatiques (sécheresses, inondations, dérèglements climatiques), l’épuisement des sols et la diminution des surfaces agricoles (urbanisation, désertification, érosion),  sont autant de facteurs haussiers pour le blé, le riz, le soja, le maïs ou le coton.
Le pétrole est, de façon directe et indirecte, la variable la plus importante. C’est pour cette raison que quand le pétrole dépassera son niveau historique de juillet 2008, les céréales, les fruits, les légumes, la viande, les huiles alimentaires seront aussi à des niveaux records.
J’ai le même degré d’optimisme aujourd’hui pour l’agriculture que pour l’or et le pétrole en 2001. Par exemple le coton, le maïs, le blé, le soja, la canne à sucre ou le maïs vont aller de record en record  pendant cette décennie. Cela n’empêche pas des baisses courtes et violentes, caractéristiques des marchés haussiers, mais la tendance haussière va perdurer. Les aides et les subventions diverses vont progressivement passer des agriculteurs aux consommateurs. Dans un marché baissier, les aides vont aux producteurs (agriculteurs), dans un marché haussier les aides iront aux consommateurs (la population mondiale). La hausse du prix du blé ou du riz, qui sont des aliments de base, nécessitera des subventions pour nourrir une population mondiale en constante augmentation.


Le blé a, par exemple, après cinq décennies de baisse, changé de tendance en 2000, la tendance baissière est terminée. Nous sommes aujourd’hui dans un marché structurellement haussier pour cette céréale (remarquez les deux pics importants pendant le premier et second choc pétroliers…).
Jusqu’à quand ?
Quand les étudiants des plus prestigieuses universités suivront le conseil de Jim Rogers et choisiront de se spécialiser dans l’agriculture plutôt que la finance, alors il faudra s’inquiéter.
Autant dire que nous avons encore « un peu » de temps avant que les étudiants de la Harvard Business School préfèrent les champs de blé à Wal Street…

Dr Thomas Chaize

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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